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Blog · 29 octobre 2026 · 2 min de lecture
Par Simon Obame
Au fil de la journée, les variations de température font augmenter ou diminuer la pression à l’intérieur des réservoirs. Pour maintenir leur équilibre, les bacs peuvent naturellement relâcher une partie des vapeurs qu’ils contiennent. À cela s’ajoutent les émissions liées au remplissage, à la vidange et à certaines opérations de maintenance.
Ce phénomène est connu. Il est inhérent au stockage des hydrocarbures. Mais une question mérite d’être posée : Savons-nous réellement si le procédé est maitrisé et combien ces installations rejettent dans notre atmosphère ?
Une fuite de pétrole se voit. Une nappe se remarque. Une fumée attire l’attention. Les vapeurs d’hydrocarbures, elles, sont souvent invisibles.
Pourtant, à l’échelle d’un bac, d’un terminal, puis de plusieurs terminaux fonctionnant pendant des années, ces émissions peuvent représenter des volumes qui méritent d’être connus et suivis. Il ne s’agit évidemment pas de reprocher aux opérateurs un phénomène naturel, mais de savoir si leurs installations sont conçues pour le gérer et le quantifier.
Les entreprises ont considérablement amélioré leurs pratiques environnementales et disposent aujourd’hui de moyens techniques permettant de mieux contrôler ces émissions. Mais précisément parce que les technologies existent, nous pouvons aujourd’hui faire mieux que simplement accepter que ces vapeurs disparaissent dans l’air. Mesurer. Estimer. Comparer. Réduire lorsque cela est possible.
C’est aussi cela, une politique environnementale moderne : s’intéresser non seulement à ce que l’on voit, mais à ce qui reste invisible.
L’État a intérêt à connaître ces émissions. Les opérateurs ont intérêt à mieux les maîtriser. Et les citoyens ont le droit de comprendre ce qui est rejeté dans l’environnement qui les entoure. Combien nos bacs « respirent-ils » ?
Et surtout : Combien de ces émissions pourrions-nous éviter ? Car dans une industrie qui évolue, chaque perte que nous apprenons à mesurer devient potentiellement une perte que nous pouvons réduire. Même ce que l’on ne voit pas mérite notre attention.
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