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Les ONG gabonaises s’arriment au projet « Verdir »

Respect des droits de l’Homme et protection des défenseurs de l’environnement.


Par Hans Ndong - 29/10/2015 à 13:47:00 - Modifié le 15/01/2016 à 11:02:03

Dans leur approche de favoriser le développement économique, les Etats initient la plupart du temps des projets de développement sans une grande prise en compte des droits des populations locales et particulièrement des populations autochtones qui subissent les impacts négatifs, marchant ainsi très souvent sur les droits desdites populations. C’est entre autre dans l’optique  de lutter contre cet état de fait que le projet  « Verdir » est réalisé avec la contribution financière de l’Union Européenne.

Ce projet est mis en œuvre dans quatre pays d’Afrique centrale notamment le Cameroun, la République Centrafricaine,  la République du Congo et le Gabon  représentés respectivement par le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED), la Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée (MEFP),  l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme et Brainforest ; ces ONG locales luttant pour la préservation de l’environnement et le respect des droits humains dans leurs pays.

Ce n’est pas un hasard si ces pays ont été choisis ; car d’après l’Observatoire onusien des Droits de l’Homme, ces Etats font parties de la liste des pays où ces droits sont les plus menacés.

C’est donc pour permettre  à ces Organisations ainsi qu’à d’autres Organisations de la Société Civile locales de ces pays de renforcer leurs capacités dans le sens du respect des droits humains et de la protection de l’environnement que Brainforest, dans le cadre du projet « Verdir », a organisé du 19 au 22 Octobre 2015 à Mouila un « atelier national d’information et de formation sur les droits et mécanismes de protection des défenseurs de l’environnement ».

Pendant les trois jours, les participants à cet atelier ont été informés puis formés sur les moyens leur permettant d’être plus efficaces sur le terrain, mais aussi sur la réactivité de leurs organisations face aux violations qu’elles pourraient rencontrer ainsi que sur la défense des droits des défenseurs de l’environnement et des droits de l’Homme.

Ils ont aussi pu témoigner des réalités quotidiennes que vivent les populations, les opérateurs économiques et quelques fois l’Etat.

À l’issu de cet atelier, au travers d’un certain nombre de témoignages de représentants des communautés présents, quelques exemples de violations de droits vécues par les communautés ont été relevées et certaines ambigüités ont été levées sur un certain nombre de grands projets nationaux (ex. Le Programme GRAINE, confusion de rôles entre OLAM et la SOTRADER). Et, grâce à une visite de terrain effectuée dans le village FERRA, à 12 km de Ndendé, les participants à l’atelier ont pu vérifier un exemple de cas vécu par ces populations. Au cours de cette visite, les populations ont exprimé leur désaccord face aux pratiques obscures et illégales que ces sociétés utilisent pour s’accaparer de leurs terres au détriment des accords préalables qui avaient été établies dans un PV de réunion dont elles n’ont toujours pas copie.

Au sortir de cet atelier, les participants se sont engagés à accompagner le projet « Verdir » mais surtout à s’approprier les différents outils et mécanismes de protection des droits de l’homme, des droits à un environnement sain et de protection des défenseurs de l’environnement.

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