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Projet CV4C+ : 26 membres des Organisations de la Société Civile formés à la « prise en compte du genre dans le cycle de projet ».

Du 15 au 17 mai 2019 à Libreville, les membres de l’ONG Brainforest et de  la plate forme Gabon Ma Terre Mon Droit (GMTMD) ont bénéficié d’une formation sous le thème : « prise en compte du genre dans le cycle de projet ». Une formation animée par la Consultante Régionale Genre Mary Nyuyinwi et inscrite dans la poursuite des activités  du projet CV4C+ dans le bassin du Congo.


Par Brainforest - 20/05/2019 à 13:32:43 - Modifié le 23/05/2019 à 12:30:18

Ce sont 16 femmes et 10 hommes environ, membres des organisations de la société civile, ayant entre autre comme champs d’expertise la gouvernance forestière, qui ont bénéficié durant trois jours d’atelier, d’une formation portant sur la « prise en compte du genre dans le cycle de projet ».

 

D'une façon objective, ledit atelier a, sans nulle doute, donné l'ocassion aux différents participants de pouvoir harmoniser leur concept sur la prise en compte du genre, et par la même circonstance, d'acquérir certaines techniques comme le questionnement, qui est un outil permettant de vérifier à chaque étape de conception et de mise en œuvre d’un projet, que les aspects du genre sont effectivement pris en compte.

 

Se fondant sur la restitution des travaux de groupe ainsi que les différentes interactions notées lors de la formation, l’animatrice de l’atelier a estimé que « les apprenants ont effectivement saisi la façon de questionner un projet à chaque étape de son cycle », pour pourvoir y intégrer la notion du genre.

 

Pour Fabrice N’TCHANGO, coordonnateur des programmes à Croissance Saine Environnement, « la formation a été de bonne qualité, l’animatrice a su transmettre le concept du genre dans toute sa transversalité. La question du genre au niveau de la sous région doit être la même dans chaque pays; c'est-à-dire réussir à impliquer les populations dites défavorisées, les femmes, les hommes, les jeunes, les populations autochtones dans les politiques et programmes de développement. Il est question pour nous que le genre soit un mécanisme nous permettant de pourvoir élaborer nos projets, nos programmes, de manière efficiente pour réponde aux exigences des bailleurs mais également de répondre à un certain nombre d’inégalité sociale que la notion du genre relève »

 

Quant à Mlle Raïssa ZIHG de l’ONG FENSED, « cette formation était vraiment la bienvenue car elle nous a permis d’avoir la définition et les outils pour pourvoir parler du genre. Durant ces trois jours ateliers, j’ai pu effectivement comprendre que le genre concerne toutes les couches sociales ; et que l’élaboration d’un projet devrait tenir compte de toutes ces personnes, qui peuvent être impactées ou avoir un apport pour le développement. J’ai été suffisamment outillée pour aller donner ces informations au niveau de la structure où je me trouve ».

 

 

Au-delà de ce satisfecit, une crainte évoquée par la Consultante Régionale Genre, Mary NYUYINUI,  serait de constater que cet autre atelier soit juste un moment où les apprenants viennent se former sans avoir la possibilité de mettre en pratique les connaissances apprises, la possibilité d’utiliser le genre pour améliorer le fonctionnement organisationnel et opérationnel de leurs organisations respectives, par manque de volonté politique au niveau des instances dirigeantes de celles-ci. Toutefois, elle a estimé que Brainforest était partie sur de bonnes bases, avec l’adoption d’une stratégie et politique genre en décembre 2018.

 

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