Gouvernance forestière → sensibilisation et information

 

Point sur la coordination des projets CV4C+ et suivi-évaluation

Le forum sur la gouvernance forestière, tenu à Brazzaville les 25 et 26 octobre, puis entre le 1er et le 2 novembre 2018, avait vu la participation de onze (11) organisations de la société civile du Bassin du Congo, dont Brainforest et Conservation justice qui représentaient le Gabon.  Ce grand rendez-vous sur les questions de gouvernance forestière fût ponctué par deux ateliers portant respectivement sur la coordination du projet « voix des citoyens pour le changement : observation forestière dans le bassin du Congo», qui passe du sigle CV4C à CV4C+ en raison du financement additionnel accordé par le DFID pour le  Strengthenig forest and wildlife monotoring (FGMC) d’une part,  et d’autre part, du suivi évaluation du projet cv4c pour la 2e année de mise en œuvre.


Par Brainforest - 18/12/2018 à 13:35:32 - Modifié le 18/12/2018 à 14:45:55

L’objectif du premier atelier portait sur quatre points essentiels et visait entre autre, une meilleure compréhension du projet CV4C par les nouveaux partenaires (DFID) dans le  cadre de la subvention du FGMC qui vient en complément aux actions déjà existantes du projet CV4C; une étude des possibilités de synergie entre les partenaires du projet, l’amélioration de la compréhension des rôles et des responsabilités, ainsi qu’un meilleur suivi des projets et l’amélioration de la qualité des rapports.

 

Le second atelier, quant à lui, était orienté vers l’examen des progrès réalisés quant aux résultats attendus dans la mise en œuvre du projet cv4c, l’adaptation ou la redéfinition de certains résultats, l’identification de certaines lacunes qui devraient être comblées dans les prochains plans d’action, et enfin, partager « les histoires de changement » ou les « voies d’impact » émergentes du projet.

 

A l’issue des travaux de la première session organisée pendant le forum, les réflexions pouvant conduire à des synergies entre acteurs de l’OI et acteurs de lutte contre la criminalité faunique partant du contexte pays et actions liées à l’investigation, aux opérations, assistance judicaire et communication, ont fait débat. Les discussions ont donc débouché sur les actions concrètes telles que le renforcement des activités dans le Woleu-Ntem (Projet ALEFI – Appui à la Lutte contre l’Exploitation Forestière Illégale), l’organisation des missions d’OI conjointes Brainforest – Conservation Justice, le renforcement des capacités des OSC locales des provinces sur les techniques d’investigation en matière faunique et forestière.

Toutes ces actions pourraient trouver une brèche de matérialisation à travers les projets CV4C et RALFF (Renforcement de l’Application de la Loi sur les Forêts et la Faune) en cours.

 

Quant aux réflexions sur la manière d’influencer efficacement au-delà des missions d’OI, les axes de réponse ont porté successivement sur le type de relation entre le gouvernement - le secteur privé, y compris les procureurs/magistrats, le rôle des médias et de la justice, les instances de mise en œuvre du FLEGT et l’application de la loi, les perspectives de l’OI dans 5 ans. En fonction donc du type d’acteurs, considérés comme cibles ou alliés, les actions telles que la médiatisation des actes d’illégalités et la collaboration avec d’autres ministères sont prévues à l’endroit du Ministère des Eaux et Forêts. Pour les médias, il est prévu un renforcement de capacités sur les questions de faune et d’exploitation forestières. Au niveau du Ministère de la Justice, les efforts doivent être mutualisés pour faire évoluer l’action au niveau judiciaire. Pour le CAF (Contrôle Aménagement forestier), il sera question d’informer sur les différentes activités d’OI et faire connaître le rôle et l’utilité du CAF auprès de l’AFD et du ministère. L’autre action retenue à l’endroit de la Présidence de République est le partage d’information sur les activités et les résultats.

 

Le second atelier sur la planification et suivi-évaluation du projet cv4c a permis de souligner le fait : « la voix des groupes vulnérables et marginalisés » demeure sans écho et effets significatifs après deux années de mise en œuvre. Si des points positifs sont  observés globalement dans l’avancée du projet, il reste que dans les échanges, la faible quantité d’information sur l’Observation Indépendante a été relevée, notamment sur  les activités en forêt et de formations pratiques.  Les partenaires du projet ont aussi été interpelés en prendre en compte l’aspect genre dans leurs activités et de faire en sorte de tirer un meilleur avantage des différentes plateformes de gouvernance forestière auxquelles ils appartiennent.

 

Au Gabon, le développement du leadership des organisations membres et l’amélioration de la capacité organisationnelle de la plateforme Gabon Ma Terre Mon Droit sont des points qui ont été mis en avant dans le compte changements observés dans la mise en œuvre du projet cv4c.   

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